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Pierre Paul Rubens

8 puzzle(s) | 487 téléchargements Pierre Paul Rubens
Pierre Paul Rubens né le 28 juin 1577 à Siegen (Westphalie) et mort le 30 mai 1640 à Anvers, est un peintre baroque flamand.

Aidé par un atelier important, Rubens produit une œuvre considérable dans des genres divers. Il accepte de peindre un grand nombre de portraits mais, « d'instinct plus porté aux grand travaux qu'aux petites curiosités » comme il l'écrivait lui-même, il réalise surtout de grands projets religieux, des peintures mythologiques, et d'importantes séries de peintures historiques. Prisé des Grands pour l'érudition et le charme de sa conversation, il joue également un rôle diplomatique important à son époque et jouit d'une position sociale sans égale chez les artistes de son temps.


Pierre Paul Rubens naît à Siegen en Westphalie, dans le Saint-Empire romain germanique à 300 km d'Anvers2. Son père, Jan Rubens (1530-1587) avocat protestant prospère et sa mère, Maria Pypelinckx (1537-1608), avaient quitté Anvers (Pays-Bas espagnols) en 1568 pour échapper à la persécution des protestants dans les Pays-Bas espagnols par le Duc d'Albe.

Rubens voit le jour en 1577 à Siegen où il passe ses 10 premières années jusqu'à la mort de son père en 1587, alors qu'il a dix ans. Rubens et sa mère s'installent alors à Cologne. En 1589, deux ans après la mort de son père, Rubens et sa mère rentrent à Anvers, où il est baptisé dans la religion catholique. Sa marraine est Christine d'Èpinoy; comtesse de Lallaing; épouse du gouverneur de Tournai; où il rentre comme page après ses études au collège jésuite. C'est chez sa marraine que Rubens commence à copier les tableaux présents chez elle notamment des Véronèse abandonnant ses espoirs de robe d'avocat et d'armes.

Beaucoup de ses tableaux représentent des sujets religieux et Rubens est d'ailleurs devenu plus tard l'une des principales voix du style pictural de la Contre-Réforme catholique.

À Anvers, il reçoit une éducation humaniste, étudiant le latin et la littérature classique. À l'âge de 14 ans, il est placé en apprentissage de 1589 à 1598, d'abord chez le peintre Tobias Verhaecht, puis chez quelques peintres éminents de son époque, entre autres Adam van Noort et Otto van Veen. Une grande partie de sa formation initiale fut consacrée à copier les œuvres d'artistes anciens telles que des xylographies de Hans Holbein le Jeune et des gravures de Marcantonio Raimondi d'après Raphaël. Lorsqu'il eut achevé sa formation, il entra en 1598 dans la Guilde de Saint-Luc comme maître indépendant.

Sur les conseils de ces peintres éminents, Rubens part en Italie de 1600 à 1608 pour étudier les œuvres de la Renaissance. Il séjourne notamment à Gênes, Mantoue, Venise et Rome où il assimile les styles et copie les œuvres de Raphaël, Le Caravage, et surtout Titien dont il retient la fougue du coloris. Il s'installe ensuite dans la ville de Mantoue, à la Cour du Duc Vincent de Gonzague. Grâce au soutien financier du Duc, Rubens pu voyager à Rome en passant par Florence en 1601. Là, il étudia l'art classique Grec et Romain et il réalisa des copies de grands maîtres italiens. Il fut particulièrement influencé par la sculpture hellénistique Le Groupe du Laocoon, mais aussi par les œuvres d'art de Michel-Ange, Raphaël et Léonard de Vinci. Il fut également influencé par les peintures pus modernes et naturalistes du Caravage dont il copia d'ailleurs plus tard le tableau La Mise au tombeau tout en recommandant à son protecteur, le Duc de Gonzague, d'acheter une autre œuvre de cet artiste, La Mort de la Vierge, aujourd'hui conservée au Louvres. Il intervient pour inciter l'acquisition de La Madone du rosaire pour l'église dominicaine d'Anvers, et qui est aujourd'hui au Kunsthistorisches Museum de Vienne. Durant son premier séjour à Rome, Rubens réalisa son premier chef d'œuvre, Sainte Hélène à la vraie croix pour la Basilique Sainte-Croix-de-Jérusalem.

En 1603, Rubens voyage en Espagne pour une mission diplomatique, amenant avec lui des cadeaux du Duc de Gonzague à la Cour du Roi Philippe III d'Espagne. Durant son séjour, il étudia l'impressionnante collection d'œuvre de Raphaël et du Titien que Philippe II avait rassemblé. Il réalisa également un portrait équestre du Duc de Lerme qui illustre bien l'influence des œuvres du Titien. Ce voyage fut le premier des nombreux qu'il réalisa durant sa carrière pendant lesquels il mêlait l'art et la diplomatie.

Il retourne en Italie en 1604, où il reste pendant les quatre années suivantes, d'abord à Mantoue, puis à Gênes et à Rome.

L'expérience italienne de Rubens continuera a influencer son travail et il continuera à écrire de nombreuses lettre et correspondances en italien. À son retour à Anvers en 1608, le souvenir de l'Italie se perpétue également dans sa signature, qui ne changera jamais : « Pietro Paolo Rubens ». Ses voyages lui auront également permis de comprendre le français, l'allemand, l'italien, l'espagnol et le latin.

En 1608, apprenant que sa mère est malade, Rubens décida de quitter l'Italie pour la rejoindre à Anvers, mais elle mourut avant qu'il n'arrive. Son retour coïncida avec une période de prospérité dans la ville grâce à la signature du Traité d'Anvers en avril 1609 qui mit fin à la guerre entre entre l'Espagne et les Provinces-Unies et ouvrit une période de trêve de douze ans.
En septembre 1609, Rubens fut nommé peintre officiel de la Cour d'Albert et Isabelle, souverains des Pays-Bas de 1609 à 1621. Il reçu la permission spéciale d'installer son atelier à Anvers plutôt qu'à la Cour de Bruxelles mais aussi de travailler pour d'autres clients que les seuls souverains.
Il resta proche de la l'Archiduchesse Isabelle jusqu'à sa mort en 1633, et on faisait appel à lui à la fois comme peintre mais aussi comme ambassadeur et diplomate.
Rubens cimenta encore plus ses liens avec la ville lorsqu'il épousa Isabella Brant, la fille de Jan Brant, un citoyen d'Anvers influent et humaniste. De cette union naîtront trois enfants : Serena (1611), Albert (1618) et Nicolas (1619).

En 1610, Rubens déménagea dans une nouvelle demeure, un palais qu'il avait fait construire et où il vécut une grande partie de sa vie, la Rubenshuis, actuellement devenu un musée. La villa, d'influence italienne, abritait son atelier où lui et ses apprentis réalisèrent la plupart des peintures de l'artiste, et qui abritait également sa collection d'art personnelle ainsi qu'une des bibliothèques les plus vastes d'Anvers. Durant cette période, il développa son atelier en accueillant de nombreux élèves et assistants. Son élève le plus connu était Antoine van Dyck, qui devint rapidement le principal portraitiste flamand et qui collabora fréquemment avec Rubens.
Il travailla également avec plusieurs autres artistes actifs dans la ville, notamment le peintre animalier Frans Snyders qui contribua à réaliser l'aigle dans le tableau Prométhée supplicié, mais aussi son excellent ami le peintre de fleurs Jan Brueghel l'Ancien.

Rubens a réalisé des chefs d'œuvres tels que L'Érection de la croix (1610) et La Descente de Croix (1611-1614) pour la Cathédrale Notre-Dame d'Anvers, peintures qui contribuèrent à faire de Rubens un a peintre flamand de premier ordre peu de temps après son retour. L'Érection de la croix, par exemple, illustre la synthèse fait par l'artiste entre La Crucifixion du Tintoret pour la Scuola Grande de San Rocco à Venise et les personnages dynamiques de Michel-Ange. Cette œuvre est en outre considérée comme un des premiers exemples de l'art religieux baroque.

A ce moment de sa carrière, Rubens fit réaliser des Estampes et des couvertures de livres, surtout par l'imprimerie plantinienne de Balthasar Moretus le Jeune, afin d'étendre sa renommée dans toute l'Europe. A l'exception de quelques Eaux-fortes remarquables, il fit seulement des dessins en laissant la réalisation des estampes à des spécialistes, tel que le graveur flamand Lucas Vorsterman13. Il fit appel à un certain nombre de graveurs formés par Hendrik Goltzius et il a également conçu la dernière méthode de gravure sur bois avant que cette technique ne se renouvelle au XIXe siècle. Rubens instaura aussi un droit d'auteur pour ses copies, notamment en Hollande où son travail a été largement reproduit, mais aussi en Angleterre, en France et en Espagne

Après la mort du Roi Albert d'Autriche, Rubens continue a être le peintre officiel de la Cour de l'Infante Isabelle d'Autriche de 1621 à 1633. En 1623, Rubens perd sa fille Serena qui décède alors qu'elle n'avait que 12 ans et trois plus tard, en 1626, son épouse, Isabella Brant mourut de la peste à l'âge de 34 ans

En 1621, la Reine de France Marie de Medicis lui demanda de réaliser deux grands cycles allégoriques célébrant sa vie et celle de son défunt mari, le Roi Henri IV, pour décorer la Galerie Médicis du Palais du Luxembourg à Paris. Rubens achèva le Cycle de Marie de Médicis en 1625, qui est actuellement exposé au Musée du Louvre, mais il ne put pas terminer celui d'Henri IV15 Marie de Médicis fut exilée de France en 1630 par son fils, Louis XIII, et elle décéda en 1642 dans la même maison de Cologne où Rubens avait passé son enfance

Parallèlement, après la fin de la Trêve de douze ans en 1621, l'empereur et archiduc d'Autriche Ferdinand II de la Maison de Habsbourg confia à Rubens un certain nombre de missions diplomatiques.

Entre 1627 et 1630, la carrière diplomatique de Rubens fut particulièrement active. Il voyagea entre les Cours d'Espagne et d'Angleterre, essayant de ramener la paix entre les Pays-Bas espagnols et les Provinces-Unies. En 1624, Rubens est d'ailleurs anobli en tant que « noble de la maison de la sérénissime infante » par Philippe IV d'Espagne et plus tard, en 1630, fait chevalier par le roi Charles Ier d'Angleterre pour le récompenser de ses efforts diplomatiques à faire aboutir un traité de paix entre l'Espagne et l'Angleterre au sujet des Pays-Bas espagnols et des Provinces-Unies. Il fit également plusieurs déplacement au nord des Pays-Bas tant pour des raisons artistiques que diplomatiques.

Rubens passa huit mois à Madrid en 1628-1629 et, en plus des négociations diplomatiques, il réalisa plusieurs œuvres majeures pour Philippe IV ainsi que pour des commanditaires privés. Il entreprit également une étude renouvelée des peintures du Titien, copiant de nombreuses de ses toiles dont Adam et Ève (1628–29)20 Durant son séjour en Espagne, il se lia d'amitié avec le peintre de Cour Diego Vélasquez et tous deux projetèrent de voyager ensemble en Italie. Cependant, Rubens dû revenir à Anvers et Velazquez fit le voyage sans lui.

Son séjour à Anvers fut assez court et il se rendit assez vite à Londres où il demeura jusqu'en avril 1630. L'une des œuvres majeure qu'il réalisa à cette période fut l'Allégorie sur les bénédictions de la paix réalisée en 1629 et qui est actuellement exposée à National Gallery de Londres. Ce tableau illustre l'immense intérêt que Rubens portait à la paix et il le donna au Roi Charles Ier en guise de présent.

Pendant que la réputation internationale de Rubens auprès des collectionneurs et de la noblesse étrangère continuait à croître au cours de cette décennie, l'artiste et son atelier ont également continué à réaliser des peintures monumentales pour des clients locaux d'Anvers. L'Assomption de la Vierge achevée en 1626 pour la Cathédrale d'Anvers en est un très bon exemple.

Rubens passa les dix dernières années de sa vie à Anvers. Sur un plan artistique, il obtint de nouvelles commandes des Habsbourgs et il continua à travailler pour des clients étrangers, en réalisant par exemple les peintures des plafonds de la Maison des banquets du Palais de Whitehall, mais il a aussi exploré d'autres voies artistiques plus personnelles, composant des paysages, tel que le Paysage à l'arc-en-ciel (1635, musée du Louvre, Paris) et des œuvres plus intimes ainsi que des portraits de sa femme et de ses enfants.

En 1630, quatre ans après la mort de sa première épouse, il se maria à Hélène Fourment qui avait 16 ans à l'époque alors que Rubens avait 53 ans. De cette seconde union, il eut quatre enfants : Clara Johanna, François, Hélène et Pierre Paul. La famille s'installa en 1635 dans le Château Het Steen situé à Elewijt en Belgique. Hélène Fourment fut une source d'inspiration pour Rubens dans sa représentation de personnages voluptueux que l'on retrouve dans plusieurs de ses peintures telles que La fête de Venus exposée au Kunsthistorisches Museum de Vienne, ou encore Les Trois Grâces et Le Jugement de Pâris toutes deux au Musée du Prado à Madrid. Rubens réalisa également plusieurs toiles représentant son épouse comme Hèlène Fourment en robes de noce (Pinacothèque de Munich), La petite Pelisse (musée de Vienne) mais aussi Hèlène Fourment et ses enfants et Hèlène Fourment au carrosse (toutes deux au Louvre).

wikipedia

Puzzle(s) de l'artiste

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Maria Serra Pallavicino
Rubens (Pierre Paul)
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le chapeau de paille
Rubens (Pierre Paul)
Peinture classique

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Felipe II
Rubens (Pierre Paul)
Peinture classique

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Isabella Brandt et Rubens
Rubens (Pierre Paul)
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sa femme Helena
Rubens (Pierre Paul)
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Rubens et Helena Fourment...
Rubens (Pierre Paul)
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portrait de Marchesa Brigida...
Rubens (Pierre Paul)
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adoration des mages
Rubens (Pierre Paul)
Peinture classique